Dans une salle d’élevage porcin, la circulation de l’air dépend des ouvertures et des équipements prévus à la conception. Lorsqu’une infiltration apparaît ailleurs, elle modifie ce parcours et peut rendre l’ambiance moins homogène entre les différentes zones de la salle. Source : IFIP, guide visuel PorciSanté.
Pourquoi contrôler l’étanchéité ?
Une entrée d’air parasite échappe au fonctionnement prévu des entrées d’air réglables. Elle peut compliquer la maîtrise de la température et de la circulation de l’air.
L’étanchéité intervient également dans le bilan thermique du bâtiment, aux côtés de l’isolation et du renouvellement d’air. Son amélioration doit donc être étudiée avec les réglages de ventilation et de chauffage. Source : IFIP, maîtrise de l’énergie dans les bâtiments porcins.
Comment examiner la circulation de l’air ?
Le diagnostic doit prendre en compte l’ensemble du système. Il associe notamment :
le contrôle des entrées et des sorties d’air ;
la vérification de leur dimensionnement ;
l’observation des circuits d’air dans la salle ;
la mesure des débits ;
le contrôle des réglages de ventilation.
Ces observations permettent de replacer un défaut d’étanchéité dans son contexte et de vérifier si d’autres éléments contribuent au problème rencontré. Source : IFIP, méthodologie du diagnostic de ventilation.
Conserver une ventilation adaptée aux animaux
La réduction des infiltrations doit préserver le renouvellement d’air nécessaire. La ventilation apporte de l’air neuf, évacue la vapeur d’eau et contribue à évacuer la chaleur lorsque cela est nécessaire.
Les besoins évoluent avec l’âge et le poids des animaux, ainsi qu’avec les températures intérieure et extérieure. Les ouvertures prévues pour la ventilation doivent rester fonctionnelles, avec des réglages adaptés aux conditions d’élevage. Source : Chambre d’agriculture de Bretagne, ventilation et chauffage.
Consigner les observations et les corrections
Pour suivre une intervention, une fiche de contrôle peut réunir la localisation du défaut, une photographie, les conditions d’observation, la correction réalisée et la date de vérification.
Cette trace facilite les échanges entre l’éleveur, l’auditeur et l’entreprise intervenante. Elle permet également de comparer la situation avant et après les travaux.
